
Chambre à tiroir pour daguerreotype - sans nom - Ca. 1860
Les précurseurs
Dès l'année 1826, en France, Nicephore Niepce utilisait une chambre en bois avec comme objectif une simple lentille. Il faisait ses expériences au bitume de judée pour fixer la première reproduction de l'image captée par l'oeil humain. Celle-ci sera appelée par la suite : "photographie".
Talbot, en Angleterre, vers 1835 utilisait de petites boites en bois avec des optiques utilisées pour les microscopes. Il fit ainsi les premiers négatifs photographiques.
Plus tard, ces "chambres" en bois connurent des améliorations: la chambre à tiroir permettait la mise au point sur un dépoli. L'appareil était formé de deux boites coulissant l'une dans l'autre. La partie mobile intérieure contenait le dépoli de mise au point. Louis Daguerre, réalisait ses "daguerréotypes" avec ce type d'appareil vers 1839. Il les faisait fabriquer en série par son beau-frère Alfonse Giroux. L'objectif ménisque (lentille bombée d'un côté et presque plane de l'autre) était oculté par un bouchon ou une petite plaque pivotante, ce qui servait d'obturateur manuel.
Ces chambres en bois seront construites en plusieurs dimensions et la principale amélioration suivante fut l'apport du soufflet permettant la réduction de poids et de l'encombrement de ces appareils.
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